Looker Studio SEO : Créer un Dashboard Data et GEO




Looker Studio SEO : construire un dashboard de pilotage data et GEO

Rédigé par Ulysse Berthelot – Co-Fondateur & Président de iaba. Mis à jour le . Temps de lecture : ≈ 12 min.

Tableau de bord de reporting SEO sur Looker Studio
Dashboard Looker Studio reliant GSC, GA4 et BigQuery pour un reporting SEO+GEO unifié.

Looker Studio SEO désigne l’assemblage d’un tableau de bord data-driven, alimenté par l’API Search Console, GA4 et BigQuery, qui croise vos KPI organiques avec les nouvelles métriques de visibilité IA. C’est aujourd’hui la couche de reporting la plus utilisée par les équipes SEO outillées.

  • Looker Studio (ex-Data Studio) est gratuit et se connecte à GSC, GA4 et BigQuery via des connecteurs natifs ou l’API GSC.
  • Le Bulk Data Export de la Search Console vers BigQuery lève la limite de 16 mois d’historique et rend la donnée requêtable en SQL.
  • Trois vues à modéliser en 2026 : exécutive (C-Level), opérationnelle (content) et technique (indexation, Core Web Vitals) — plus une vue GEO dédiée aux AI Overviews.

Un dashboard Looker Studio SEO performant repose sur trois blocs : une couche de stockage (BigQuery via Bulk Data Export GSC + GA4), une couche de transformation (SQL, Regex, champs calculés) et une couche de visualisation (Looker Studio). C’est cette architecture qui permet de piloter Google ET la visibilité IA sur un même écran.

Pour piloter efficacement votre visibilité aujourd’hui, la création d’un tableau de bord n’est qu’une brique technique au sein d’une stratégie data SEO globale visant à fiabiliser la prise de décision. Cet article détaille l’outillage : sources, KPI, modèles de dashboards, et comment intégrer le reporting SEO GEO dans la même interface, en 2026, sans multiplier les silos.

Qu’est-ce qu’un dashboard SEO sur Looker Studio et pourquoi l’utiliser ?

Un dashboard SEO sur Looker Studio est un tableau de bord dynamique qui centralise et visualise les KPI SEO issus de Google Search Console, GA4 et éventuellement BigQuery. Il permet à un analyste de croiser en temps quasi-réel impressions, clics, positions, conversions et — depuis 2026 — trafic issu des AI Overviews, sans exports Excel manuels.

Google a renommé Data Studio en Looker Studio en octobre 2022, dans la foulée du rachat de Looker. L’outil est resté gratuit dans sa version standard, avec une version payante (Looker Studio Pro) offrant collaboration entreprise et intégration Google Cloud renforcée. Pour un analyste SEO, la version gratuite couvre 95 % des besoins.

Dashboard SEO Interface visuelle regroupant les indicateurs de performance organiques (impressions, clics, CTR, position moyenne, conversions) sur une même page, avec filtres temporels et segmentations par requête, URL ou pays.

Pourquoi Looker Studio s’est-il imposé pour le data SEO ?

Looker Studio s’est imposé parce qu’il est gratuit, natif à l’écosystème Google et connecte plus de 800 sources de données via des connecteurs communautaires. Les alternatives payantes (BI d’entreprise) sont excessives pour un besoin SEO ; les feuilles Google atteignent leurs limites dès quelques dizaines de milliers de lignes.

La bascule culturelle est plus profonde. Avec l’explosion du volume de données (GSC crache aujourd’hui des millions de lignes par mois pour un site à trafic moyen), les rapports statiques ne suffisent plus. L’analyste SEO travaille désormais en logique self-service BI : il crée ses vues, ses filtres, ses champs calculés, et diffuse un lien plutôt qu’un PDF hebdomadaire.

Conseil actionnable : avant d’ouvrir Looker Studio, listez sur papier vos 8 à 12 questions récurrentes (« quelles pages perdent en position ? », « quel est le CTR par cluster ? »). Un dashboard qui ne répond pas à une question précise est du bruit visuel.

Search Console
GA4
BigQuery
Looker Studio
SQL
Regex
API GSC
AI Overviews

Quelles sources de données connecter pour un reporting SEO et GEO complet ?

Un reporting complet en 2026 repose sur quatre sources : Google Search Console (API + export BigQuery), Google Analytics 4, un data warehouse (BigQuery) et les rapports de performance IA générative de la GSC. Le connecteur natif GSC suffit pour un audit ; BigQuery devient obligatoire dès qu’on dépasse quelques milliers d’URLs ou qu’on veut plus de 16 mois d’historique.

Infographie processus 5 étapes dashboard SEO Looker Studio GSC GA4
Architecture type : sources → stockage → transformation → visualisation.

Comment intégrer la Google Search Console et son API ?

Deux voies coexistent : le connecteur natif Looker Studio (rapide mais échantillonné) et l’API Search Console (complète mais nécessitant une couche technique). Le connecteur natif suffit pour un dashboard d’agence classique ; l’API devient indispensable dès qu’on veut lever l’anonymisation partielle des requêtes.

  • Connecteur natif GSC : glisser-déposer, 2 tables disponibles (Site Impression, URL Impression), échantillonnage possible sur les gros sites.
  • API GSC (endpoint searchanalytics.query) : 25 000 lignes maximum par requête, mais paginable. Contourne l’anonymisation via requêtes granulaires (par jour, par pays, par device).
  • Limite dure côté GSC : 16 mois d’historique glissant, quelle que soit la méthode d’accès. Seul l’export BigQuery permet de dépasser cette barrière.
API GSC Interface programmatique permettant d’extraire les données Search Console via des appels HTTP authentifiés OAuth 2.0. Documentée dans le Search Console API v1 chez Google Developers.

Pourquoi passer par Google BigQuery pour le stockage des données SEO ?

BigQuery devient obligatoire pour trois raisons : conservation illimitée de l’historique GSC, requêtes SQL sur des milliards de lignes, et croisement natif avec GA4 (également exportable vers BigQuery). Depuis février 2023, Google propose un Bulk Data Export natif : la GSC déverse chaque jour ses données brutes dans un dataset BigQuery que vous contrôlez.

Définition — Data Warehouse : un data warehouse (entrepôt de données) est un système de stockage optimisé pour l’analyse. BigQuery est le data warehouse serverless de Google Cloud : vous payez le stockage (au To) et le calcul (au To scanné), sans gérer d’infrastructure.

Le Bulk Data Export génère trois tables principales : searchdata_site_impression (agrégée par site), searchdata_url_impression (granulaire par URL) et ExportLog (méta-données). C’est la granularité URL qui débloque tout : détecter la cannibalisation, calculer le CTR par intention, isoler les requêtes de marque via Regex, tout devient possible en SQL.

Looker Studio SEO — comparatif des sources GSC
Critère Connecteur natif API GSC Bulk Export BigQuery
Historique 16 mois 16 mois Illimité (dès activation)
Volume par requête Échantillonné 25 000 lignes/appel Milliards de lignes
Coût Gratuit Gratuit (quotas) Payant (stockage + query)
Compétence requise Aucune Développeur SQL + Google Cloud
Croisement multi-sources Limité (data blending) Post-traitement Natif via JOIN SQL

Selon Search Engine Journal, la mise en place du Bulk Data Export vers BigQuery reste le levier n°1 pour dépasser les limites structurelles de l’interface GSC. Chez iaba, agence GEO, nous constatons que 90 % des sites sur lesquels nous intervenons n’exploitent pas encore ce mécanisme, alors qu’il est gratuit à activer (seul BigQuery est facturé, à des tarifs marginaux pour un site classique).

Comment tracker la visibilité IA (GEO) dans Looker Studio ?

Depuis 2026, la Search Console expose les rapports de performance des IA génératives (« Generative AI performance reports »), qui isolent les impressions et clics venus des AI Overviews de Google. Ces données remontent via le connecteur GSC dans Looker Studio et se filtrent comme n’importe quel type de recherche.

Définition GEO : le GEO (Generative Engine Optimization) désigne l’optimisation de la visibilité d’une marque dans les moteurs génératifs : AI Overviews, ChatGPT, Perplexity, Gemini, Claude. La logistique de reporting SEO GEO consiste à isoler dans vos dashboards les impressions issues de ces surfaces, sans redéfinir la métrique de Share of Model (traitée dans le pilier).

Concrètement, il faut créer dans Looker Studio un filtre sur la dimension Search Appearance avec la valeur correspondant aux AI Overviews (documentée par Google dans son support officiel sur la Generative AI performance). Vous obtenez un widget dédié : impressions IA, clics IA, CTR IA, à comparer semaine après semaine avec le trafic organique classique.

16mois d’historique max GSC
25 000lignes par appel API
800+connecteurs Looker Studio
4sources data minimum

« Sur les missions GEO que nous menons, la première décision structurante n’est jamais un choix de contenu : c’est d’activer le Bulk Data Export vers BigQuery. Sans historique long et sans SQL, on ne peut ni prouver un content decay, ni isoler proprement la cannibalisation, ni comparer les trajectoires SEO et GEO. »

Ulysse Berthelot, Co-Fondateur & Président de iaba

Quels KPI SEO suivre pour objectiver ses décisions organiques ?

Les KPI incontournables se regroupent en quatre familles : acquisition (impressions, clics, CTR, position moyenne), qualité (pages/session, taux d’engagement GA4), business (conversions organiques, revenu attribué) et technique (Core Web Vitals, taux d’indexation). Un bon dashboard Looker Studio les articule sans les empiler.

Graphique Looker Studio trafic organique et conversions 12 mois
Croisement clics GSC et conversions GA4 sur 12 mois.

Comment identifier la cannibalisation et le content decay ?

La cannibalisation se détecte en groupant les données GSC par requête et en comptant les URLs distinctes qui ont reçu au moins une impression. Toute requête avec plus de deux URLs positionnées est suspecte et mérite un arbitrage éditorial (fusion, redirection, rescoping).

Dans Looker Studio, la table pivot avec dimension Query, sous-dimension Landing Page, et métrique Clicks + Impressions, révèle immédiatement les chevauchements. Un tri décroissant sur le nombre d’URLs distinctes par requête met en tête les cas les plus graves. Pour une analyse plus fine, référez-vous à notre guide dédié à la cannibalisation SEO.

Avant dashboard

  • Exports GSC manuels tous les lundis
  • Cannibalisation invisible faute de vue transverse
  • Refresh décidé « au feeling »
  • Reporting mensuel sous forme de PDF figé

Après dashboard Looker Studio

  • Données rafraîchies quotidiennement via BigQuery
  • Alertes sur pages en content decay (impressions ↓ 3 mois consécutifs)
  • Refresh de contenu priorisés par ROI potentiel
  • Dashboard partagé, filtres self-service par équipe

Le content decay (déclin de contenu) se repère via une variation glissante 90 jours des impressions et clics par URL. Une page qui perd plus de 30 % d’impressions sur trois mois consécutifs mérite un audit : intention obsolète, SERP transformée, contenu concurrent plus récent. Notre article sur le content decay détaille la méthode de refresh.

Quelles métriques de performance technique et Core Web Vitals analyser ?

Les Core Web Vitals (LCP, INP, CLS) remontent via le CrUX (Chrome UX Report) que Looker Studio consomme soit via son connecteur BigQuery, soit via des templates dédiés. Le score CrUX est mesuré sur des utilisateurs réels ; il complète les données de laboratoire (Lighthouse) qui sont plus instables.

  • LCP (Largest Contentful Paint) : temps d’affichage du plus gros élément visible. Seuil « Good » ≤ 2,5 s.
  • INP (Interaction to Next Paint) : latence d’interaction, remplaçant du FID depuis mars 2024. Seuil ≤ 200 ms.
  • CLS (Cumulative Layout Shift) : stabilité visuelle. Seuil ≤ 0,1.

Olga Zarr a publié un dashboard de monitoring Core Web Vitals qui sert de référence dans la communauté. Chez iaba, nous branchons ce type de vue directement sur BigQuery pour croiser les scores CrUX avec les groupes de pages métier (fiches produit vs articles blog vs pages de service), ce qui rend l’arbitrage tech beaucoup plus tranchant.

LCP « Good »75 %
INP « Good »82 %
CLS « Good »91 %

Répartition type d’un site e-commerce français bien optimisé (source : agrégation CrUX, T1 2026).

Comment croiser les requêtes SEO et les conversions d’affaires ?

Le croisement se fait par Data Blending (fusion de données) dans Looker Studio, en utilisant l’URL de la Landing Page comme clé de jointure entre GSC et GA4. Un JOIN SQL, en langage BI, est une opération qui relie deux tables par une colonne commune : ici, on rapproche les clics GSC (par URL) des conversions GA4 (par landing page).

Attention cependant : GSC compte des clics organiques Google Search uniquement, GA4 compte des sessions all-sources. Il faut donc filtrer GA4 sur sessionSource = google / sessionMedium = organic pour comparer des choux avec des choux. Sans ce filtre, votre CTR apparent est faussé et vos arbitrages business le sont aussi.

Piège fréquent : le Data Blending natif de Looker Studio limite à cinq sources et n’accepte que des LEFT JOIN. Pour des jointures complexes (FULL OUTER JOIN, agrégations multiples), la fusion doit se faire en amont dans BigQuery via une vue SQL.

Auditez votre stack data avant de construire le dashboard

Un dashboard Looker Studio n’a de valeur que si les sources en amont sont propres. Notre diagnostic GEO gratuit inclut un audit de votre stack de reporting SEO.

Audit GEO offert →

Comment construire étape par étape un tableau de bord SEO performant ?

La construction d’un dashboard Looker Studio suit cinq étapes : préparation des sources dans BigQuery, connexion à Looker Studio, création des champs calculés, mise en page des vues et automatisation du reporting. Le vrai travail se fait en amont, dans BigQuery, pas dans l’interface visuelle.

Comparatif connecteurs et métriques SEO dans Looker Studio 2026
Comparatif technique des connecteurs Looker Studio pour un dashboard SEO/GEO complet.

Comment structurer et nettoyer les données avec SQL avant la visualisation ?

Le nettoyage se fait par des requêtes SQL dans BigQuery qui séparent le trafic de marque du trafic hors marque, catégorisent les URLs par type (blog, produit, catégorie) et calculent les métriques dérivées (CTR, delta position). Ces vues consolidées deviennent la source unique de Looker Studio.

Un cas d’école : isoler les requêtes de marque avec une expression régulière (Regex). Une Regex est un motif de recherche textuelle qui permet de filtrer des chaînes complexes en une seule expression. Dans BigQuery, on utilise REGEXP_CONTAINS(query, r'(?i)marque|marque\.fr|nom-fondateur') pour flaguer les requêtes brand, puis NOT REGEXP_CONTAINS(...) pour isoler le non-brand.

brand_vs_nonbrand.sql
SELECT
  data_date,
  CASE
    WHEN REGEXP_CONTAINS(query, r'(?i)iaba|geo-4') THEN 'Brand'
    ELSE 'Non-Brand'
  END AS trafic_type,
  SUM(clicks) AS clicks,
  SUM(impressions) AS impressions,
  SAFE_DIVIDE(SUM(clicks), SUM(impressions)) AS ctr
FROM `projet.searchconsole.searchdata_url_impression`
WHERE data_date >= DATE_SUB(CURRENT_DATE(), INTERVAL 90 DAY)
GROUP BY data_date, trafic_type
ORDER BY data_date DESC;

Cette requête, sauvegardée en tant que vue SQL, devient la source directe d’un widget Looker Studio. Elle est rejouée à chaque rafraîchissement, sans intervention manuelle. Pour aller plus loin dans les requêtes types (opportunités, longue traîne, clustering), consultez notre guide dédié à BigQuery SEO. La documentation officielle Google Cloud sur Looker et BigQuery fournit également les patterns d’architecture recommandés.

  1. Activer le Bulk Data Export GSC → BigQuery

    Depuis Search Console → Paramètres → Exportation des données en bloc. Créez un projet Google Cloud, activez l’API BigQuery, autorisez la GSC à écrire. Historique conservé à partir du jour J.

  2. Configurer l’export GA4 → BigQuery

    Dans GA4 → Admin → Liens BigQuery. Choisissez export quotidien (gratuit) ou streaming (payant). Vérifiez que les événements de conversion sont bien marqués.

  3. Créer les vues SQL de nettoyage

    Séparation brand/non-brand par Regex, catégorisation URL par pattern, calcul des deltas 7/28/90 jours. Ces vues sont matérialisées quotidiennement via des jobs planifiés (Scheduled Queries).

  4. Connecter Looker Studio à BigQuery

    Ajouter la source « BigQuery », sélectionner la vue SQL préparée. Toujours passer par une vue, jamais directement sur la table brute (question de coût et de performance).

  5. Composer les widgets et automatiser

    Un widget = une question métier. Programmez l’envoi par e-mail hebdomadaire des rapports (fonction native Looker Studio). Documentez chaque KPI dans un onglet « Lexique » du dashboard.

Quels sont les modèles de dashboards SEO recommandés pour les analystes ?

Trois modèles couvrent 90 % des besoins : vue exécutive (C-Level), vue opérationnelle (content managers), vue technique (technical SEO). Un quatrième s’ajoute en 2026 : la vue GEO, dédiée au tracking des AI Overviews et de la visibilité IA.

Schéma automatisation reporting SEO Looker Studio
Automatisation d’un reporting SEO : de la source aux KPI visualisés.
📊

Vue exécutive (C-Level)

Trafic organique global, conversions attribuées, revenu SEO, évolution vs période précédente. Une seule page, 6 à 8 KPI maximum. Objectif : décision budgétaire.

📝

Vue opérationnelle

Mots-clés gagnants/perdants, opportunités de refresh (positions 11-20 avec CTR ≥ moyenne), cannibalisation.

⚙️

Vue technique

Taux d’indexation, erreurs 404/5xx, Core Web Vitals par groupe d’URLs, budget crawl (via logs si dispos).

🤖

Vue GEO 2026

Impressions AI Overviews, CTR IA, split brand/non-brand IA, comparaison hebdomadaire avec le trafic organique classique.

Search Engine Land a publié un modèle de référence : l’Ultimate Looker Studio SEO Campaign Dashboard, qui articule ces vues. Chez iaba, nos dashboards clients suivent cette logique quatre-vues, avec une couche supplémentaire : le suivi de la citabilité par les LLM, alimentée par notre stack n8n + Airtable + BigQuery. C’est ce pilotage par la donnée qui structure notre Protocole GEO-4 en production.

4vues typesModèles dashboards recommandés
12questions métierÀ cadrer avant construction
30 minéconomisées/semaineReporting automatisé vs manuel

Comment automatiser la mise à jour et la diffusion du reporting ?

L’automatisation repose sur trois briques : Scheduled Queries dans BigQuery (rafraîchissement des vues SQL), rafraîchissement automatique des extraits Looker Studio, et envoi programmé des rapports par e-mail. Aucun de ces mécanismes ne coûte plus de quelques euros par mois pour un site standard.

Sur les sites à fort volume, il faut arbitrer entre Direct Query (chaque widget rejoue une requête BigQuery, coût élevé, données à jour) et Extract Data (Looker Studio met en cache un extrait, coût nul, latence de 15 min à 12 h). Pour une vue exécutive consultée par un CMO, l’extract est préférable ; pour une vue opérationnelle temps-réel, la direct query s’impose.

La règle d’or : optimisez d’abord le coût en amont dans BigQuery (partitionnement, clustering, vues matérialisées) avant de brider Looker Studio.

Conclusion : le pilotage par la donnée, avenir du SEO et du GEO

L’analyste SEO devient un Data Analyst SEO : il maîtrise SQL, comprend l’architecture BigQuery et compose ses dashboards Looker Studio. Le duo BigQuery + Looker Studio s’impose comme l’écosystème le plus robuste pour piloter en parallèle la recherche Google classique et la visibilité IA.

La fragmentation de la recherche — Google organique, AI Overviews, ChatGPT, Perplexity, Gemini — impose de dépasser les rapports en silo. Un dashboard unifié qui remonte sur un seul écran les impressions organiques, les impressions IA et les conversions attribuées est aujourd’hui le minimum viable pour un responsable SEO outillé. L’outillage n’est rien sans l’analyse : Looker Studio ne remplace pas l’analyste, il lui rend son temps pour interpréter et arbitrer.

📌 Points clés à retenir

  • Looker Studio est gratuit et se connecte nativement à GSC, GA4 et BigQuery — c’est la couche visualisation standard du data SEO en 2026.
  • Le Bulk Data Export GSC → BigQuery lève la limite de 16 mois et débloque le SQL sur vos données Search Console.
  • Un dashboard performant repose sur 4 vues : exécutive, opérationnelle, technique, GEO (AI Overviews).
  • Le nettoyage (brand vs non-brand par Regex, catégorisation URL) se fait en amont dans BigQuery, pas dans Looker Studio.
  • Le Data Blending GSC ↔ GA4 par URL de Landing Page permet de rattacher les conversions aux requêtes SEO.
  • Le tracking GEO utilise les Generative AI performance reports de la GSC, filtrables comme n’importe quel type de recherche.
  • L’automatisation (Scheduled Queries + envoi e-mail) libère du temps d’analyse et fiabilise le reporting hebdomadaire.
Ulysse Berthelot, Co-Fondateur & Président de iaba

À propos de l’auteur : Ulysse Berthelot est co-fondateur et président de iaba, agence française de Generative Engine Optimization basée à Toulouse. Architecte du Protocole GEO-4, il conçoit des systèmes d’acquisition algorithmiques articulant SEO sémantique entity-first, Knowledge Graph Optimization, Schema.org (JSON-LD) et automatisation intelligente (n8n, Airtable, APIs LLM, BigQuery).

Profil LinkedIn · Expertises : GEO, AI Overviews, SEO Sémantique, Knowledge Graph, Schema.org, Data-Driven Marketing, BigQuery.

FAQ Looker Studio SEO

Looker Studio est-il vraiment gratuit ?

Oui, la version standard de Looker Studio est entièrement gratuite. Seule Looker Studio Pro (collaboration entreprise) est payante. Les coûts éventuels viennent des sources : BigQuery est facturé au stockage (à partir de ~0,02 $/Go/mois) et au calcul (~5 $/To scanné). Pour un site classique, la facture reste inférieure à 10 €/mois.

Faut-il connaître SQL pour utiliser Looker Studio SEO ?

Non pour un dashboard basique branché sur les connecteurs natifs GSC et GA4. Oui dès que vous voulez lever la limite de 16 mois, croiser des sources complexes ou séparer le trafic brand du non-brand. SQL devient alors un pré-requis, ainsi qu’une compréhension de base de BigQuery.

Comment dépasser la limite de 16 mois d’historique GSC ?

Activez le Bulk Data Export depuis Search Console → Paramètres → Exportation en bloc, en le pointant vers un dataset BigQuery. À partir de cette date, la GSC déverse chaque jour vos données brutes dans votre entrepôt, conservées sans limite de durée.

Quelle est la différence entre Data Studio et Looker Studio ?

Aucune sur le plan fonctionnel : Google a renommé Data Studio en Looker Studio en octobre 2022, suite au rachat de Looker. Les URLs, l’interface et les rapports existants ont été conservés. Le terme « Data Studio SEO » reste utilisé par abus de langage.

Comment tracker les AI Overviews dans Looker Studio ?

La Search Console expose depuis 2026 les rapports de performance des IA génératives. Ces données remontent dans le connecteur GSC natif. Créez un widget filtré sur la dimension Search Appearance correspondante pour isoler impressions et clics venus des AI Overviews.

Peut-on connecter Looker Studio à ChatGPT ou Perplexity ?

Pas directement : ces plateformes n’exposent pas d’API publique de reporting. Le suivi de citations se fait via des outils tiers spécialisés ou une stack propriétaire (crawl d’IA, scraping éthique, agrégation dans BigQuery), qui alimente ensuite Looker Studio comme source personnalisée.

Combien de temps prend la mise en place d’un dashboard complet ?

Une vue exécutive branchée sur les connecteurs natifs GSC/GA4 se monte en une demi-journée. Un dashboard complet avec BigQuery, vues SQL de nettoyage, tracking GEO et automatisation demande 3 à 5 jours de travail d’un data analyst SEO expérimenté.

Le Data Blending Looker Studio suffit-il ou faut-il passer par BigQuery ?

Le Data Blending suffit pour croiser 2 à 3 sources sur une clé simple (URL, date). Dès que vous avez besoin de FULL OUTER JOIN, d’agrégations conditionnelles ou de fenêtres glissantes, la jointure doit se faire en amont dans BigQuery via une vue SQL.

Passez du reporting statique au pilotage data-driven SEO + GEO

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